mercredi 19 septembre 2007

Huayna Potosi, Cordillera Real, 6088m [Bolivie]

Voir position géographique sur le globe : Huayna Potosi

Nous voici donc au pied du Huyana Potosi, majestueuse montagne de la Cordillera Real.

Départ de l´excursion dans les pierres.

Franchissement de quelques rochers...

Nous voilà au premier refuge à 5200m où nous allons passer la nuit. Belle vue n´est ce pas ?

Le matin à 1h du mat, je suis prêt à partir !

Premier passage technique !

Le soleil se lève sur les montagnes et Tommy grimpe dans la neige...

Une des nombreuses pauses durant la fin de l´ascension.

Avant d´arriver au sommet, on passe par une corniche assez sympatique et dangereuse...

Ca y est, j´y suis ! Yeah !!!

Pause avec Tommy, on avait presque du mal à tenir debout !

La vue de la haut, incroyable.

Autre vue sur la cordillère et haut loin sur la gauche on peut apercevoir le lac Titicaca.


Durant notre passage dans les Andes, on avait comme objectif de se faire un mont, et assez haut si possible. Et quand on se trouve à La Paz, on a le choix en matière d´ascensions. Parmi les nombreux monts qui entourent la ville, le Huayna Potosi est le 6000m le plus proche et certainement l´une des montagnes les plus majestueuses de la région. Et ca tombe bien, il est accessible aux débutants en alpinisme comme nous (à condition d´être en très bonne condition physique cependant) ! 6088m, wahou ! Ca fait bizarre de se dire qu´on va monter si haut ! Enfin, si on y arrive... Depuis pratiquement deux semaines entre 3000 et 4000m d´altitude, on n´avait pas de problèmes en ce qui concerne l´acclimatation et on était donc prêt à se lancer dans notre première ascension...

L´expédition se fait en deux jours. Le premier jour, après être parti d´un refuge à 4700m, nous sommes monté jusqu´à un autre refuge à 5200m qui se situe en fait pile à la limite où la neige commence à faire son apparition. Une bonne petite soupe de quinoa, quelques discussions avec les autres "touristes alpinistes" et direct au lit à 19h. Eh oui, le lendemain le départ est prévu pour... 1h du matin !

Très mauvaise nuit en ce qui me concerne mais une motivation intacte au levé pour grimper dans la neige les 900m de dénivelé qu´il nous reste. Dans la nuit noire, nous nous équipons de tout notre matos : chaussures avec piques, piolets et lampes frontales, et par cordées de 3, nous commencons à monter.

Le début est assez facile même si on sent qu´il faut pas trop forcer car on se fatigue très très vite. Après un petit passage technique et alors que le soleil commence à faire son apparition, ca commence à se compliquer. L´altitude rend vraiment les choses plus difficiles, on a du mal à respirer et on doit prendre régulièrement des pauses, même si le guide, qui est lui assez facile, nous pousse à repartir au plus vite à chaque fois ! La dernière heure d´ascension, de loin la plus pentue, aura vraiment été très dure, au point que je me demande si, dans ma vie, j´ai connu quelque chose d´aussi éprouvant. Mais à force de courage et de persévérance, à 8h du matin, nous arrivions au sommet, complètement épuisés, avec comme immense récompense une vue totalement hallucinante à 360 degrés. Et je peux vour dire qu´on est heureux quand on est en haut !

Après avoir bien profité du sommet, nous redescendions évidemment bien plus vite et en deux temps (après une pause au refuge à 5200m) pour reprendre le bus vers la Paz, complètement vidés ! Au final, cela restera une expérience extraodinaire qui fut cependant loin d´être facile, et pourtant je crois qu´on peut dire qu´on est loin d´être les moins sportifs avec Tommy ! 6088m, ca fait plaisir ! Ca faisait un petit moment que j´avais envie de faire de l´alpinisme, c´est fait ! Et je crois que cette fois ne restera pas la dernière...

mardi 18 septembre 2007

La route la plus dangereuse du monde (WMDR) [Bolivie]

Voir la position géographique sur le globe : La Paz - Coroico

Au départ, à La Cumbre, Kristian, notre instructeur du jour (un Danois qui bosse là en job d´été, plutôt cool non ?), nous explique toutes les consignes de sécurité et comment faire du vélo. Il faut dire qu´il y a des pays comme l´Angleterre (tiens, comme par hasard !) où les freins sont inversés...

Le début de la route, sur le goudron et au milieu des montagnes enneigées.

On a pas fait que descendre en fait, il y a aussi eu de petites montées au début et me voilà tout confiant après l´ascension de l´une d´entre elles.

Enfin, voilà la WMDR !! L´adrenaline va pouvoir monter !

Le bus qui nous suit sur la route...

Un petit passage sympatique...

Des tombes sont là sur le bord de la route pour nous rappeller qu´il faut bien mettre ses mains sur les freins...

Photo de groupe à la fin. Bonne journée, que deux morts aujourd´hui !

Et une bonne bière comme récompense avec des perroquets jaune et bleu derrière.

Et aussi un joli t-shirt pour les survivants comme moi ;)


Première excursion dans la région de La Paz depuis notre arrivée : la descente en VTT de la route entre La Paz et Coroico, dans les Yungas, reconnue officiellement comme la route la plus dangereuse du monde et souvent appellée "La route de la mort" (Death Road). C´est un peu l´activité "aventure" la plus prisée des gringos à La Paz, un peu "le truc à faire" qui est In en fait ! On pouvait pas rater ca donc du coup on a réservé pour une journée avec l´agence Gravity Assisted, apparemment la plus reconnue.

En bref, la route de la mort, c´est près de 60km de descente, 3600m de dénivelé (de 4700m à 1100m) et un grand changement climatique et géographique tout au long du chemin. Vous avez forcément vu des images un jour à la TV de cette impressionnante route et de ses vides atteignant 600m. Avec seulement 3,2 mètres de large, une double circulation et aucune barrière de sécurité, on comprend pourquoi cette route porte ce nom. En 1983, un bus est même tombé dans le vide, tuant plus de 100 personnes... Autre particularité : le sens de la circulation est inversé : ainsi, ici on conduit à gauche afin que le chauffeur voit mieux le vide, et on a donc dû descendre sur la gauche, soit du côté du précipice...

A vrai dire, il n´y a pas que des passagers de bus ou voitures qui ont péri sur cette route... En plus des 26 véhicules qui disparraissent par dessus la falaise en moyenne chaque année, 8 touristes ayant essayé cette route en VTT ne sont pas arrivés au bout...

Après une première partie goudronnée sur laquelle on a pris quelques pointes de vitesse (et aussi doublé des bus ! Oui oui, en VTT...), on entrait sur le chemin de la route la plus dangereuse du monde. Les premiers kilomètres sont vraiment les plus impressionnants et il faut bien avouer qu´on hésite un peu à se mettre sur la gauche de la route au début, Kristian a d´ailleurs dû me le rappeller... J´ai en plus bien cru que je ne verrai rien que les premiers mètres de la route après une mauvaise manipulation au début où je me suis fait bien peur...

Cependant, après quelques kilomètres, on s´y fait et la peur part assez vite, on se prend même à vouloir suivre la même vitesse que l´instructeur devant qui connaît la route par coeur. Bref, au final avec Tommy on a trouvé ca excellent mais peut être pas aussi impressionnant qu´on le pensait.
Au final, tout en bas, dans la jungle des Yungas, on a pris une bonne petite douche et un bon lunch au milieu des perroquets et des singes avant de remonter en bus jusqu´à La Paz, sous la neige au point le plus haut ! Par contre, bizarrement, quand on a voté pour savoir si on allait reprendre la même route en bus pour remonter où la nouvelle route goudronnée, la majorité a choisi la deuxième solution. Dommage pour nous, j´aurais bien aimé voir ca en bus en pleine nuit...

jeudi 13 septembre 2007

La Paz [Bolivie]

Voir la position géographique sur le globe : La Paz

Après Uyuni, Potosi et Sucre, La Paz est notre étape suivante en Bolivie.

Vue depuis un mirador de la ville avec le mont Illimani (6438m) en arrière plan.

Une autre vue de la ville.

La plaza Murillo, un des seuls endroits jolis de la ville.

Statue Tiwanaku sur une place.

Les transports publics à La Paz, c'est un sacré bordel. Un Boliviano, boliviano, Fatima, Universidad, Prado.... !

La rue Linares et tous ses commerces artisanaux.

Même si c'est un peu flou, je suis sûr que vous pouvez apercevoir les foetus de lamas en vente au premier plan dans la sur des sorcières. Beurk...

Un gamin de 5 ans qui essait de gagner quelques sous en jouant n'importe quoi avec sa guitare et en chantant n'importe quoi. A mourir de rire (ou pas).

On a visité le cimetière à La Paz. Les tombes sont empilées dans des sortes de tirroirs. Il y a des endroits comme sur la photo, on dirait des HLM. Dans certaines tombes, la famille a mis en vitrine des bouteilles de bières ou de Coca Cola, allez savoir pourquoi...

Vue de La Paz depuis les hauteurs de la ville. Impressionnant.


Attention à la bouffe en Bolivie

On nous avait pourtant prévenu. En Argentine, on nous avait déconseillé de manger des oeufs en Bolivie. A Sucre, juste avant de prendre notre bus de nuit pour La Paz, on est allé manger en vitesse dans un resto chinois (on appelle ca Chifa en Amérique du Sud), pourtant recommandé par Lonely Planet. Je prend une omelette, Tommy prend du riz avec des oeufs. Après deux heures de voyage dans le bus, je sens que ca va pas très fort. Quelques minutes après, Raoul vient me faire une visite... Tommy ne va pas très bien non plus mais bien que Raoul frappe plusieurs fois à sa porte, il n'arrivera pas à s'incruster. Après une nuit horrible pourtant passée dans le bus le plus confortable qu'on ait jamais eu pour l'instant, on arrive finalement à La Paz, complètement dans le paté et on va passer la première journée dans notre lit !


La Paz, en altitude au milieu des Andes, et vive le bordel généralisé !

Alors que Sucre est la capitale constitutionnelle, La Paz, plus grande ville de Bolivie avec près de 1 million d'habitants, est le centre du commerce, de la finance et de l'industrie, ainsi que la capitale gouvernementale du pays. En arrivant en bus sur les hauteurs, on a une vue assez impressionnante sur la ville, construite dans une cuvette, entre 3600 et 4000 mètres d'altitude, avec l'imposant mont Illimani (6438m) en arrière plan.

La première impression qu'on a (et qui reste ensuite de toute facon...) quand on arrive dans le centre-ville de La Paz, c'est que c'est un gros bordel général ! Pas grand chose à voir avec la tranquilité de Sucre, La Paz est une ville bruyante, très polluée et avec du monde partout. En fait, au bout de quelques semaines, je crois même que cette ville deviendrait vite insupportable.

La circulation routière à La Paz, c'est 99% de minibus, il n'y a pas de voitures personnelles en Bolivie (trop cher...) ! Et encore une fois c'est un sacré bordel ! Pour chaque minibus, il y a un gars qui gueule à la fenêtre pour ramener des clients. Quand on sort dans la rue, on entend que ca ! Et pour traverser une rue, c'est l'aventure également. Il n'y a pratiquement aucun passage clouté donc il faut traverser à l'arrache, en plein milieu de la circultaion, un peu comme dans les films quand il y a le gentil qui poursuit le méchant ;)

A la Paz, le commerce, il se fait dans la rue ! On a pas vu un seul supermarché dans la ville, par contre dans pratiquement toutes les rues, les trottoirs sont remplis de petits stands ou chacun vend ce qu'il veut. Ca se passe comme ca ici ! Dans le quartier aux alentours de la place San Fransisco, on trouve de nombreuses petites rues commercantes et artisanales (notamment la rue du touriste, Sagarnaga, et la rue Linares) ainsi qu'une rue surnommée "la rue des sorcières" où l'on peut trouver et acheter des foetus de lamas, c'est assez dégueulasse et ca pue !


La Paz, au centre d'une région où il y a de quoi faire...

A part ca, La Paz, c'est surtout un camp de base pour de nombreuses excursions et activités dans la région. On peut aller dans la montagne, dans la jungle, etc... On y restera une dizaine de jours pour de nombreuses aventures que je vous relaterai dans les prochains messages...

Que retenir à part ca ?
  • qu'on a bouffé la pizza la plus dégueulasse du monde sur la place Murillo.
  • qu'on s'est fait plaisir en bouffant dans un bon resto Français, dans le quartier de Sopocachi, histoire de retrouver le bon goût, avec une petite tartiflette en ce qui me concerne et un bon plateau de fromage !
  • que depuis San Pedro de Atacama, on recroise souvent les mêmes touristes, c'est à croire qu'on est que 30 touristes en Bolivie à faire les mêmes trucs ! Il y a même des Suisses qui nous suivent depuis Salta !
  • que Ezzy et Zareena sont rentrées dans leur cher Royaume-Uni après qu'on ait plus ou moins voyagé ensemble depuis Uyuni.

Problèmes de banque...

Jeudi 2 août, Buenos Aires. Après un levé très matinal (12h), on sort de notre auberge de jeunesse pour aller visiter un peu la ville. On s´arrête au passage dans un Internet Café pour aller voir nos mails, vite fait. J´en profite pour aller voir l´état de mon compte bancaire Anglais chez Barclays. Et là, il y a comme un gros problème...

3400 Pounds (soit à peu près 5100 Euros), c´est le montant qu´il manque sur mon compte, rien que ca !! Quand je vous disais qu´il ne nous étais rien arrivé au Brésil, eh bien en fait pas vraiment... Depuis pratiquement 2 semaines, il y avait chaque jour des retraits de grosses sommes dont je n´avais pas la moindre idée de la provenance. Et comme je n´avais perdu ni ma carte ni donné mon code à qui que ce soit, c´était plus qu´étrange... Deux minutes plus tard j´appelais ma banque pour bloquer immédiatement mon compte et arrêter que mon compte fonde comme neige au soleil.

En fait, auparavant, j´avais déjà connu des problèmes d´un autre genre avec cette carte. Depuis mon arrivée au Brésil, j´avais beaucoup de mal à trouver des cash machines avec lesquelles je pouvais retirer de l´argent. Au bout de quelques jours au Brésil, il n´y en avait même aucune qui marchait. Sur mon compte, j´avais cependant remarqué que deux débits n´avaient pas leur place mais je ne m´étais pas inquiété, croyant que c´était un problème de synchronisation des banques ou un truc du genre, comme si, par exemple, des retraits qui n´auraient pas fonctionné auraient quand même été débités. Du coup j´avais appelé ma banque qui avait en fait bloqué mon compte et, dans le besoin, je leur avait demandé de le réactiver. Grosse erreur...

Revenons donc à ce jeudi 2 août. OK, mon compte est bloqué, je n´aurais plus de problèmes. Reste maintenant à se faire rembourser et c´est pas une mince affaire... Le courrier pour que j´engage l´investigation ne peut être envoyé qu´à mon adresse Anglaise. Or je n´habite plus en Angleterre... Heureusement j´ai des anciens colocs sympas qui forwardent ca à mes parents en France. Ceux-ci les scannent pour me les envoyer par emails (bien plus rapide et sûr que par courrier...).

Nous sommes le samedi 11 août et nous sommes à San Pedro de Atacama, complètement perdus au milieu du désert de l´Atacama. Je vais voir mes emails : bien que la ridicule connexion Internet m´oblige à attendre plus d´une heure pour tout télécharger, j´ai bien recu la veille les documents scannés. Il y a un petit truc qui m´inquiète cependant : la mention "Failure to return the paperwork within the next 10 days will indicate that you now accept full responsability for all previously disputed transactions", datée du 2 août...

Je commence à stresser un peu, j´essaye d´appeler le service d´investigation de Barclays mais ils ne bossent pas le weekend, et on doit partir le lundi matin pour Uyuni pour 3 jours de 4x4 sans aucun accès à un seul moyen de communication... Je décide donc de remplir les documents au plus vite et d´essayer de les envoyer par fax le lendemain, quand le seul lieu où on peut envoyer des faxs de toute la ville sera ouvert. Et là il y a un truc qui tombe bien c´est que Alexander, l´Allemand qui est dans la même chambre que nous à l´auberge de jeunesse, a travaillé 3 ans dans une banque et connait bien tout ca. Il me donne une aide précieuse pour remplir les documents et m´explique par ailleurs qu´au Brésil, les truands possèdent des techniques très perfectionnées pour voler de l´argent... En fait, il semblerait donc que je me sois fait scanner ma carte grace à un système installé à l´intérieur de la cash machine et que mon code ait été connu par un système de caméras et de mirroirs !

Le lendemain j´envoyais donc mes faxs (avec une belle facture de pas loin de 15 Euros pour même pas 10 faxs...) sans savoir s´ils arriveraient un jour de l´autre coté de la planète, bien que j´en avais la confirmation... Quelques jours après, je téléphonais à ma banque pour avoir des nouvelles et... ouf c´était bon, j´étais remboursé en intégralité ! Soulagement. J´ai même gagné un peu d´argent dans l´histoire mais ca il faut pas le dire (et puis de toute facon ca permet de rembourser tous les frais de communication...) !

Voilà donc l´histoire en bref ! Pas vraiment facile de gérer ca à distance et je remercis beaucoup mes parents, mes colocs et Alexander pour leur aide !

samedi 8 septembre 2007

Sucre - Tarabuco [Bolivie]

Voir position géographique sur le globe : Sucre - Tarabuco

Sucre
Sucre, place principale, très fournie en végétation...

Une rue à Sucre, avec de nombreuses maisons à colombage.

Vue depuis un mirador de la ville avant le couché de soleil.

Sucre et son architecture faite de jolies pierres blanches.


Combien coûte un taxi pour aller de Camden à Marylebone station (là où j´habitais à Londres), soit à peu près 10 minutes ? Réponse : 10 pounds (soit 15 Euros). Devinez combien coûte un taxi pour faire Potosi-Sucre, soit pas loin de 3h de route ? Réponse : 120 Bolivianos, soit 12 Euros. Eh oui c´est ca la Bolivie ! Et vu qu´avec Ezzy et Zareena (les deux britishs qu´on a rencontré lors du voyage à Uyuni pour ceux qui suivent) on était quatre dans la voiture, ca revient à 3 Euros chacun, soit à peine plus cher que le bus...

Bien plus petite que La Paz (siège du gouvernement), Sucre, 150 000 habitants, est néanmoins la capitale constitutionnelle de la Bolivie. On notera d´ailleurs qu´en ce moment c´est le gros bordel en Bolivie puisque La Paz, Sucre et Santa Cruz revendiquent le fait d´être la capitale du pays, et ca crée de nombreuses manifestations et revendications...

Alors qu´on était à 4000m à Potosi, on est redescendu un petit peu pour ne se situer "qu´à" 2780m. Fondée en 1539 par les Espagnols, Sucre est une très belle ville (patrimoine de l´humanité encore une fois) au style baroque qui possède d´innombrables monuments et batisses faits de pierres blanches.

On a passé trois jours à Sucre et l´impression qui en ressort c´est que c´est une ville calme et assez reposante, où reigne une ambiance tranquille. Elle possède de très jolies petites rues, très bien entretenues, et de nombreux monuments très classes. En fait, c´est une image de la Bolivie plutôt bizarre puisque le reste de ce que l´on a pu visiter en Bolivie (et surtout La Paz, à suivre...) n´avait pas grand chose à voir...


Tarabuco
Tarabuco, un marché bien typique...

Petite boutique artisanale et deux hommes habillés suivant la coutume qui passent devant.


Non loin de Sucre, tous les dimanches, Tarabuco, petit village isolé, est le lieu d´un immense marché-ouvert qui fait déplacer beaucoup de monde dans la région. On peut en fait y acheter tout et n´importe quoi et il y a bien sûr une partie artisanale spécialement concue pour les touristes comme nous...

Et quand on arrive à Tarabuco, on comprend qu´on est bien perdu en plein coeur de la Bolivie. La culture occidentale est encore loin d´avoir une influence ici. Les gens vivent suivant une culture qui leur est propre, appellée Yampara, avec tout un style vestimentaire qui va avec. C´est certainement le lieu le plus dépaysant où l´on soit allé depuis le début du voyage. Malheureusement, la misère est aussi présente et ca fait bizarre quand une vieille femme attend à côté de votre table au restaurant pour pouvoir récupérer les restes de votre assiète à la fin du repas...


Baptême de parapente
Je crois que le chauffeur s´est cru un peu trop facile sur ce coup là...

Zareena, prête à décoller...

Ezzy en vol au dessus des montagnes. Elle a eu une petite frayeur quelques minutes avant au décollage...

Préparation pour mon premier vol en parapente...

Dans les airs, avec Rolando, le moniteur.

Et voilà ce que ca donne ! Wahou !


Depuis Sucre, de nombreuses activités "aventure" sont proposées aux touristes gringos comme nous. Parmi elles, le parapente. Ca tombe bien, aucun de nous n´en avait jamais fait et chacun était tenté par l´expérience. Et vu que ca coûte beaucoup moins cher en Bolivie que cela coûte en France, c´était une belle occasion de faire son baptême (ou pas en fait quand on sait que notre vie tient entre les mains de Boliviens...).

Avec Ezzy et Zareena, on a donc chacun à notre tour volé dans les airs entre 10 et 15 minutes chacun. Et bien que ce soit vraiment trop court, ca donne tout de même de très bonnes sensations d´être très haut dans les airs, à plusieurs mêtres de hauteur, en voyant les autres tout petits en bas ! Cependant, je pense qu´on arrive à de bien meilleurs sensations quand on dirige soit même le parapente, seul, et qu´on vole plus longtemps... A réessayer donc !

On retiendra aussi le voyage aller en 4x4 où le conducteur s´est vu un peu trop optimiste pour franchir une grosse marche dans un chemin. Résultat : on a bien failli se renverser et la voiture tenait en équilibre sur la marche ! Du coup on est tous sorti pour pouvoir arranger ca mais ce fut pas partie facile !

mercredi 5 septembre 2007

Mises à jour...

Hola tout le monde !

Proditant d´avoir un peu de temps à traîner sur Internet, j´ai mis à jour l´itinéraire de mon tour du monde, à la fois la carte mondiale Google Maps et la version texte. Comme d´hab, vous pouvez trouver les liens dans le menu de droite ou sinon ci-dessous. L´itinéraire est maintenant super détaillé et je le mettrai à jour au fur et à mesure du voyage.

>> Voir l´itinéraire sous forme de carte mondiale.

>> Voir l´itinéraire en version texte.

Autre chose aussi : pour ceux qui savent ce que c´est qu´un fil RSS, l´adresse pour ce blog est la suivante (lien dans le menu de droite également) :
http://vincehalfaworldaway.blogspot.com/atom.xml

Et enfin, dernière news : on a déplacé la date du vol Cuzco - Lima du 11 au 15 septembre. Paraît-il qu´il n´y a pas grand chose à faire à Lima alors que Cuzco est une super ville...

Tchao Tchao !!

lundi 3 septembre 2007

Potosi [Bolivie]

Voir la position géographique sur le globe : Potosi

Notre bus/4x4 pour le trajet Uyuni-Potosi.


Potosi possède de nombreuses jolies batisses coloniales comme celle là, la Casa Nacional de Moneda.

Vendeur de coca sur le marché...

Et on en a bien besoin, ca aide pour l´altitude et tout un tas d´autres choses ! Nombreux sont les Boliviens qui en mâchent régulièrement ! Pour info, les feuilles de coca sont les même que celles utilisées pour produire la cocaïne et sont interdites pratiquement partout ailleurs dans le monde alors que c´est quelque chose qui fait partie de la culture en Bolivie. D´ailleurs ils ont un slogan qui est "la coca no es droga" !

On entre dans les mines, confiants...

Attention aux wagons ! C´est à nous de s´écarter !

Voilà le genre de passages minuscules où on a du s´infiltrer (oui, le trou, au fond).

Pause avec quelques mineurs et partage d´alcool à 98 degrés. L´un d´eux n´a que 17 ans et travaille là depuis déjà 3 ans...

On est sorti vivants ! Tommy peut enfin être en admiration devant les clips de Grupo Lagrimas !

Couché de soleil sur Potosi. Veuillez me contacter pour les droits de la photo ;)


Après une nuit à Uyuni, la prochaine étape de notre périple Sud-Américain nous menait à Potosi, 150 000 habitants et à 4070m d´altitude. Pas de route goudronnée pour s´y rendre mais seulement un chemin à travers les montagnes.

Fondée en 1545 par les Espagnols, Potosi est une ville minière très riche en argent notamment et qui fut, à son apogée, la plus grande et plus riche ville d´Amérique du Sud (d´après le Lonely Planet...). D´ailleurs, paraît-il qu´on dit encore aujourd´hui à propos de quelque chose qui a de la valeur "valoir un Potosi"...

Les mines n´étant plus autant exploitées, la ville a depuis décliné dans la pauvreté mais a tout de même conservé sa quarantaine d´églises coloniales et a aussi été nommée par l´Unesco comme héritage mondial de l´humanité en 1987. Après avoir visité le charmant centre ville en se baladant dans les petites rues encombrées, la principale attraction de notre court séjour à Potosi restera la visite des mines...

Une fois enfilé notre combinaison de mineur, on s´est rendu dans un des nombreux magasins pour mineurs où le guide nous a montré un peu tous les ustensiles du mineur de Potosi. On a aussi acheté quelques "cadeaux" pour les mineurs : dynamites, alcool à 98 degrés, feuilles de coca, etc...

On est ensuite allé visiter l´usine d´extraction de l´argent à partir des pierres, ce qui nous a permis de voir tout le processus, qui est assez archaïque... Puis, après un petit tour en bus pour monter 200m de plus et se retrouver à quelques 4300m, on arrivait enfin aux mines. On commence par rentrer dans un tunnel en évitant les charriots et en devant baisser la tête quelques fois. Jusqu´ici, tout va bien. Puis le guide nous demande : "Vous voulez plus d´aventure ?" Et nous, confiants, répondons tous en coeur : "Oh oui pourquoi pas !". On ne savait pas ce qui allait nous attendre...

On commence par emprunter une voie où il faut se contorsioner comme pas possible pour se faufiler, tout en respirant la poussière et en se prenant dans la gueule les cailloux que celui de devant fait tomber. Ajoutez à cela une forte chaleur et une difficulté à respirer assez élevée vu l´altitude et vous obtenez une sorte d´enfer ! Très franchement, il y a de fortes raisons de paniquer et de se faire peur, surtout quand on sait que 19 mineurs sont morts en travaillant dans la mine depuis le début de l´année (mais ca on nous le dit à la fin) !

Durant les 3h passées dans l´obscurité et la poussière, on a rencontré quelques mineurs, discuté un peu avec eux et on s´est même essayé à les aider à un moment. Mais on s´est surtout rendu compte à quel point leur métier est un enfer. Ils travaillent dans des conditions complètement incroyables, comme il y a 200 ans ! J´aurais jamais cru que des mineurs travaillaient comme ca encore à notre époque. Pour info, il faut savoir qu´ils meurent en général vers les 45 ans...

On a donc passé seulement 3h dans les mines et ce fut déjà compliqué alors il est difficile d´imaginer qu´ils y passent leur journée. Cette expérience fut vraiment incroyable et je crois que je m´en souviendrai toute ma vie...